04 mars 2009
Le début de la névrose...
Si chacun est plus ou moins malade, chacun à sa façon ; si chacun est plus ou moins perdu, dans son monde privé, sa galaxie de poche ou son ego bien vaste ; si chacun hait plus ou moins la plupart de ceux qui l'entoure et une partie de soi même : il est toutefois nécessaire, si l'occasion se présente, de tenter de corriger son tir, et finalement de se guérir.
Chaque névrose, comme un compositeur débile* et sourd, ne saurait écrire une mélodie balancée et bien équilibrée, ni ne pourrait quitter comme par enchantement son amphitryon malheureux.
De retour aux origines de mon mal qui, pour d'obscures raisons, m'avaient fait fuir aux royaumes outre-manche. Dans cette hébétude du quotidien vide de sens de million de personne, l'être s'efface peu à peu, s'érode doucement, et disparais. Ce retour, par la petite porte, doucement, à la façon des lâches, me dégoute peu à peu.
Mais il est bientôt temps de régler mon ardoise, et lors de cette confrontation d'avec cette salope, dans ce combat fébrile pour ma félicité, je ne sais qui lâchera le premier, mais je compte bien tenter, et de toute mes forces, par de nombreux moyens, de recouvrer enfin toute ma liberté.
*débile est utilisé ici au sens premier du terme.
17 décembre 2008
Mon alter ego, celui que vous ne voulez pas connaitre...
Comme dans l'œuvre de Stevenson, chaque personne est plus ou moins ambivalente. C'est cette ambivalence générale qui fait qu'on ne connait jamais vraiment quelqu'un, qu'il reste toujours, malgré tout, comme une ombre, comme une part sombre insoupçonnée ; insoupçonnable dans beaucoup de cas. La plupart des gens cache très bien, trop bien dira-t-on, cette facette. Rien n'est plus utile pour ne pas connaitre quelqu'un que de le fréquenter assidument, dans deux ou trois cadres différents. Si l'on s'imagine au bout de quelques années connaitre une personne, c'est principalement parce qu'on connait ces caractéristiques, cette image publique que chacun retransmet, envoie au monde.
Mais ou est passé cette chère petite ordure, cette petite saloperie que chacun à au fond de soi ? Ou est passé cette merveilleuse part de soi qui se réjouit lorsque la faillite frappe son concurrent, qui rgole franchement du malheur de l'autre et qui se contrefous de tout ce qui ne rentre pas dans sa petite bulle de bonheur intense ? Ou est passé la merde que chacun refoule ?
Je me plais à contempler la mienne. Cette partie pourrie, grangrénée jusqu'à l'os, l'autre moi, cette ordure meurtrière multi récidiviste. Cette petite pute qui se prostitue à l'occasion et se venge dès que possible... Je l'admire, je la plains, mais je la choye. Je lui fait une petite place au chaud près du feu, pour qu'elle s'endorme doucement... Et un jour, elle finira par s'éveiller, hébétée de tant de sommeil. Et quand, la gueule enfarinée, elle prendra le contrôle alors, ceux de mon entourage, pourront dire qu'ils me connaissent. Mais peut être le regretteront ils...
10 décembre 2008
Mon père...
Houspillant tout à tour les êtres qui l’entourent,
Enervé par les autres, odieux dès que possible,
N’hésitant pas même à critiquer ou à moquer,
Riant tout d’un coup et de ses propres bons mots,
Il se lève soudain, et part en sifflotant…
04 décembre 2008
Le bonheur de ne plus être...
L'homme est un être au monde nous apprend-on... Que se passe t'il si l'homme cesse d'être au monde, que se passe t il si l'homma apres de nombreux échec decide de tout supprimer de tout renier, de mourir socialement ?
Dans la plupart des cas une telle disparition passe inaperçue. Les esprits etriqués qui caractérisent notre époque on l'avantage absolu, et ce grâce à cette civilisation merveilleuse dans laquelle nous vivons, de pouvoir plus ou moin selon leur humeur de changer, d'oublier, de zapper en somme...
Mais peu importe le regard des autres, ce qui importe c'est de rompre cette relation maladive taxée de relation sociale. Cette fausseté emprunte de ridicule et de bétise. Ne plus être socialement doit probablement être le bonheur absolu, et pourtant...
L'homme (la femme surtout d'ailleurs) est un être trop insatsifait, autant continuer comme si de rien n'était, on ne sait jamais, un jour par plaisir (sadisme ?!) on pourrait décider de voir jusqu'ou l'on peut tenir...
30 avril 2008
Mourir et vivre de nouveau...
Le corps allongé, froid et l'âme presque eteinte, les yeux à peine entrouvert, mourrant peu à peu, je rêve de revivre. Vivre à nouveau, petit à petit, morceau par morceau... Réapprendre, le premier pas, les premiers mots, les premières pensées et les premiers rires... Les premières déchirures et les premiers ébats, et puis doucement se laisser attendrir, etreindre et envouter par la mort. S'y glisser doucement, comme au tréfond de son lit lorsque l'on est enfant, s'y baigner tout entier et s'y engloutir, ne jamasi remonter pour regarder les autres, ne jamasi remonter, jamais...
12 avril 2008
...
J'aurais aimé naitre ailleurs... Plus méchant, plus violent et plus dur... Il peut sembler étrange à beaucoup de personne que de vouloir faire partie de ce monde souterrain, et pourtant... L'honneur y existe toujours, la violence y règne en maitresse absolue, et les cons sont tirés a vue... Ce sytème corrompu, cette democratie malade, est peut etre bien pire. Qui sait ?
Rèveries malade sous l'effet de l'alcool... qui sait ce que certains dans un cadre autre auraient fait ?
30 mars 2008
Les Kamtchatkas...
Je ne sait si le terme est encore adequat, mais je pense bien qu'appliqué aux dits 'grands de ce monde' le concept prend tout sons sens... Léon qui le créa vers 1895 nous l'explique de la sorte : "ces outranciers de la mode et de préjugés à rebours, à ces bourgeois exaspérés qui sur la foi de quelques farceurs conviennent de certaines admirations, adoptent certains génies, certains mobiliers, certaines croyances, un certain ton et sabrent impitoyablement tout ce qui n'est pas en vue de leur burlesque presqu'île."
A vrai dire, en y reflechissant il semble bien que le spectre applicatif de cette merveilleuse théorie est bien plus vaste qu'il ne pourrait sembler à première vue... Mais bon probablement n'est ce que les délires misanthropique et paranoiaque d'un déchu, déçu et exclu de la plupart des franges de la société... qui sait...
Et quoi qu'on en dise le terme ne demeure pas limité à un volcan...
24 mars 2008
Solitude
Littré définit la Solitude comme l’Etat d'une personne seule, l’État d'une personne retirée du commerce du monde ou bien encore au sens figuré comme un Isolement moral, privation d'affection. Tristement malgré une apparente activité sociale, un état permanent de solitude semble pouvoir s’emparer du quotidien, s’en emparer et presque fébrilement l’étreindre tendrement…La solitude ne serait alors pas définie par une absence de personne autour de soi, mais bien une absence de certains éléments primordiaux.
Mais cela évidemment importe peu. Tout un chacun dira, que la solitude est bien sur l’état d’une personne seule, et non les possibles élucubrations d’un esprit fatigué, essoré de trop d’absence, de manque ou d’équilibre… Mais qui sait…
15 mars 2008
Les grands de ce monde...
Avec de l’ambition… Ah, si seulement… Passons. Ce qui importe dans ces temps triste et dans cette société trop mouvementé c’est bien plus la persévérance et l’instinct de survie, ce sont bien eux qui payent. L’orgueil imbécile enseigné béatement aux jeunes générations, la mienne notamment, dans des études dit hautes, m’étonne, même, me fascine.
L’état de bêtise et d’ignorance profonde dans lequel on maintien les troupes pousse à penser, si l’on est de tendance pessimiste, que si jamais il prenait, malencontreusement, l’envie à certains de ceux la de diriger leur vie, une entreprise et pourquoi pas le pays… nous pourrions envisager la chose d’une part comme une farce bien méchante et d’autre pour ce que c’est vraiment soit la chute annoncée et probablement tristement précipitée de notre belle époque (titre appliqué sans malice, mais qui pourrait révéler, peut être même une certaine simplicité d’esprit). Mais tout cela n’est probablement qu’une extrapolation, un petit rêve dérangeant, une idée surement fausse…
14 mars 2008
Enfer
Enfer du quotidien morne et étouffant. Enfer de ces pensées si présentes, constantes et entêtantes. Fuir ? Pour quoi faire… La vie est inéluctable, presque autant que la mort. Je voudrais de ces jours qui passent en un instant qui file entre vos doigts. De ces jours si fragiles et dont la paix fugace laisse un gout de miel, de ces jours si rares qui laissent un souvenir presque amer lors des nuits froides, il ne me reste rien. Abêti par l’ennui et l’oppression de ce temps continu, les yeux dans le vague je rêve d’une vie que je n’ai pas… Fantasmes permanents, oppressants de vérités, traumatisants presque par leur absence…
J’aurais aimé… j’aurais aimé… et pourtant. Suicide seconde après seconde, petite mort de chaque instant vide de sens, vide d’espoir.
Je me consume petit bout par petit bout, la raison comme effritée par ces jours âpres s’égare de plus en plus. Folie qui doucement me guette, seule amie de ces temps, je t’attends tendrement, comme une maitresse lovée tout autour, comme un parasite ancrée au fond de moi… Pensées disparates sans fil ni raison, sans lien aucun, force de persuasion qui tout d’un coup m’étreins, la fuite définitive s’offre peu à peu.
Dans la lumière blafarde quatre étages tout en bas joliment composé joyeusement éparpillé ma raison comme dispersé par le vent s’échappe au dernier souffle…